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c’est le nom de la plus grande exposition photo jamais montée par le National Geographic à Washington. Cette expo de 2006 du photographe Reza raconte la vie de l’Homme de la naissance jusqu’à sa mort.
L’exposition est composée d’images de personnes de toutes races, origines, religions pour montrer que nous nous ressemblons.
La carrière du photographe Iranien Reza commence dans les années 70. Alors étudiant il prends une photo d’une pauvre femme vendant des restes de poissons sur un marché et lui demande de raconter son histoire : elle lui raconte qu’elle revends les restes mais qu’elle doit donner 50% de sa recette au policier qui surveille le marché.
Emu par cette histoire Reza Deghati, décide de créer un petit journal dans lequel il publie de la poésie, des textes et l’histoire de la vielle dame du marché avec l’idée que quand l’histoire sera connue, les autorités vont réprimender le policier afin qu’il laisse la vielle femme tranquille.
Ce qu’il n’avait pas prévu c’est que la police du Shah débarquerait à l’école pour confisquer les autres copies du magazine, le battre et le prévenir que s’il recommencait il serait tué, tout comme ses parents.
Son père a qui il raconte la “mésaventure” lui dit :”Reza, crois tu en ce que tu fais ? Si oui, fait le”.
Ces mots sont le début d’une vie consacrée à documenter les injustices sociales partout dans le monde.
Durant ses études à l’université, il prends des photos des pauvres et des déshérités de la société et les affiche par centaines autour de l’université.
Il est emprisoné une première fois pour 6 mois et torturé afin de savoir à quel groupe il appartient. Se rendant compte qu’il s’agit juste d’un étudiant il est envoyé en prison ou il va passer 3 ans en compagnie des mollahs qui vont bientot se retrouver au pouvoir en Iran après la chute du Shah
A sa sortie de prison il découvre que le nouveau régime tolère encore moins la liberté de la presse que le régime précédente et décide d’abandonner son nom de famille et de ne garder que son prénom.
En 1979 il travaille comme fixer pour la presse étrangère qui couvre l’ascension de Khomeni. Les photographes à qui il montre certaines de ses photos lui suggèrent d’aller à Paris rencontrer des agences; quelques semaines plus tard il revient en Iran comme photojournaliste pour Sipa presse.
Durant les années qui suivent, il va couvrir des guerres, des conflits, problèmes sociaux en Europe, Afrique, Asie pour des magazines tels que Geo, National Geographic, Time, Newsweek, …
une bio plus complète (en anglais)
des photos de l’exposition

